Principes éditoriaux

Le présent texte est établi :

  • pour L’Archipel de la Manche, d’après l’édition originale, Paris, Calmann-Lévy, 1883 ;
  • pour Les Travailleurs de la mer, d’après l’édition originale, Paris, Lacroix et Verboeckhoven, 1866.

Ce choix est fait pour stabiliser le texte sur une version qui, pour l’édition originale des Travailleurs, a été accompagnée par Hugo. Yves Gohin donne parfaitement les arguments en faveur de ce choix dans son édition (Les Travailleurs de la mer, Paris, Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade, 1975, p. 1291). Le texte des Travailleurs de la mer a été simultanément publié par Lacroix et Verboeckhoven à Paris et à Bruxelles. Le choix de l’édition de Paris, malgré des variantes avec l’édition de Bruxelles, est lié à des raisons d’accessibilité.

Pour l’édition de L’Archipel de la Manche, le choix se porte sur une édition qui a du moins été publiée du vivant de Hugo, même si la publication en a été confiée à Paul Meurice.

  • Nous suivons alors la disposition des paragraphes, même si la leçon du manuscrit est différente et ne rétablissons pas, ainsi qu’a pu le faire Yves Gohin.
  • Lorsqu’elle est adoptée par les éditions originales, nous maintenons également la graphie et l’orthographe d’époque (par exemple les trémas sur poëte, troëne, goëland, l’absence de majuscule aux noms de nationalité, etc.) Le mot « bible » est noté avec une minuscule, employé comme nom commun (au pluriel ou avec un article indéfini).
  • Cependant, il a été décidé de ne pas suivre le texte original lorsque ce dernier correspond manifestement, soit à une erreur de Hugo qu’il a souhaité voir corriger, soit à une mauvaise lecture du manuscrit lors de l’édition du texte. Dans ces cas, peu nombreux, une note indique la modification opérée. En revanche, la ponctuation, même si elle s’écarte parfois légèrement du manuscrit, est celle des éditions originales.
  • Certains toponymes possèdent une orthographe fluctuante dans les éditions et les manuscrits.
  • On retiendra la graphie « Channel Islands », souvent noté « Channel’s Islands » par Hugo.
  • « Le Catel » est noté sans accent circonflexe mais Hugo utilise parfois la graphie « Câtel » (dessin du ms. n.a.f. 24745, f° 425 ou addition du f° 21).
  • Hugo écrit « Écréhou », graphie que l’on retrouve dans l’édition originale. Il rappelle cependant le radical « Hou » de ces toponymes (voir ms. n.a.f 13460, f°82v et chap. IX « Jersey. Aurigny. Serk » de L’Archipel de la Manche) en adoptant parfois le tiret qui le matérialise. Nous suivons ici Yves Gohin qui uniformise dans ce sens. Ces toponymes seront donc notés « Écré-Hou », « Brecq-Hou », « Li-Hou », « Jet-Hou », etc. De même, « Chausey » est noté « Chousey », sauf mention particulière qui sera indiquée en note.
  • « Bourg-d’Ault » apparaît également avec de multiples graphies (« Bourdeaux », « Bourgdault ») qui seront précisées en note.
  • L’île de Groix est notée « Groie » dans le manuscrit.
  • Enfin, le choix de se fonder sur les versions originales du texte publié implique de ne pas intégrer, contrairement à ce qu’ont fait Yves Gohin et les éditeurs modernes, les chapitres additionnels ou les additions portées sur le manuscrit de L’Archipel de la Manche et dont une partie avait été publiée dans le reliquat des Travailleurs de la mer dans l’édition des Œuvres complètes de Victor Hugo (Paris, Ollendorff, Imprimerie nationale, 1901-1952), édition abrégée IN dans les notes. On pourra néanmoins choisir de lire la version avec ces chapitres additionnels en cliquant sur le bouton « Version avec additions ». Pour rétablir la version d'origine, on cliquera sur le bouton « Version originale ».